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New Philadelphia Book Publisher Highlights Local Talent
Book and Publishing News from Publishers Newswire(tm)

Looking for Child to be on Cover of a New Book, 'The Model Child'
PHILADELPHIA, Pa. -- The Philadelphia literary world will celebrate the launch of two new players today, April 10th: Kay Square Press, a new publishing company focused on Philadelphia-area artists, their stories, and their art; and Kay Square's first release, 'With the Rich and Mighty: Emlen Etting of Philadelphia' (ISBN: 978-0-9815129-0-7), a critical biography by Kenneth C. Kaleta.

FlatSigned Press Alleges Don Imus Remarks Damage Legacy of President Gerald R. Ford
NEW YORK, N.Y. -- Nathan Yungerberg, an accomplished model scout and professional child photographer is launching a nation-wide casting call to find the cover model for his highly anticipated book release, 'The Model Child: A Parents Guide to the Child Modeling Industry' (ISBN: 978-0-9817018-0-6).


Books: Nouveaux Contes a Ninon

E >> Emile Zola >> Nouveaux Contes a Ninon

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Lentement, nous allions au large. Nous étions déjà à l'entrée de
l'allée de chênes. Les branches noires perçaient l'eau qu'elles
déchiraient avec des bruits lamentables. La mort nous attendait
peut-être là, dans un heurt. Je criai à Jacques de prendre l'allée et
de la suivre, en s'appuyant aux branches. Et c'est ainsi que je passai
une dernière fois au milieu de cette allée de chênes où j'avais
promené ma jeunesse et mon âge mûr. Dans la nuit terrible, sur le
gouffre hurlant, je songeai à mon oncle Lazare, je vis les belles
heures de ma vie me sourire tristement.

Au bout de l'allée, la Durance triompha. Nos perches ne touchèrent
plus le fond. L'eau nous emporta dans l'élan furieux de sa victoire.
Et maintenant elle pouvait faire de nous ce qu'il lui plairait. Nous
nous abandonnâmes. Nous descendions avec une rapidité effrayante. De
grands nuages, des haillons sales et troués traînaient dans le ciel;
puis, lorsque la lune se cachait, une obscurité lugubre tombait. Alors
nous roulions dans le chaos. Des flots énormes d'un noir d'encre,
pareils à des dos de poissons, nous emportaient en tournoyant. Je ne
voyais plus Babet ni les enfants. Je me sentais déjà dans la mort.

J'ignore combien de temps dura cette course suprême. Brusquement, la
lune se dégagea, les horizons blanchirent. Et, dans cette lumière,
j'aperçus en face de nous une masse noire, qui barrait le chemin, et
sur laquelle nous courions de toute la violence du courant. Nous
étions perdus, nous allions nous briser là.

Babet s'était levée toute droite. Elle me tendait la petite Marie.

--Prends l'enfant, me cria-t-elle... Laisse-moi, laisse-moi!

Jacques avait déjà saisi Babet dans ses bras. D'une voix forte:

--Père, dit-il, sauvez la petite... Je sauverai ma mère.

La masse noire était devant nous. Je crus reconnaître un arbre. Le
choc fut terrible, et le radeau, fendu en deux, sema sa paille et ses
poutres dans le tourbillon de l'eau.

Je tombai, serrant avec force la petite Marie. L'eau glacée me rendit
tout mon courage. Remonté à la surface de la rivière, je maintins
l'enfant, je la couchai à moitié sur mon cou, et je me mis à nager
péniblement. Si la petite ne s'était pas évanouie et qu'elle se fût
débattue, nous serions restés tous les deux au fond du gouffre.

Et, tandis que je nageais, une anxiété me serrait à la gorge.
J'appelais Jacques, je cherchais à voir au loin; mais je n'entendais
que le grondement, je ne voyais que la nappe pâle de la Durance.
Jacques et Babet étaient au fond. Elle avait dû s'attacher à lui,
l'entraîner dans une étreinte mortelle. Quelle agonie atroce! J'aurais
voulu mourir; j'enfonçais lentement, j'allais les retrouver sous l'eau
noire. Et, dès que le flot touchait à la face de la petite Marie, je
luttais de nouveau avec une énergie farouche pour me rapprocher de la
rive.

C'est ainsi que j'abandonnai Babet et Jacques, désespéré de ne pouvoir
mourir comme eux, les appelant toujours d'une voix rauque. La rivière
me jeta sur les cailloux, pareil à un de ces paquets d'herbe qu'elle
laissait dans sa course. Lorsque je revins à moi, je pris entre les
bras ma fille qui ouvrait les yeux. Le jour naissait. Ma nuit d'hiver
était finie, cette terrible nuit qui avait été complice du meurtre de
ma femme et de mon fils.

A cette heure, après des années de regrets, une dernière consolation
me reste. Je suis l'hiver glacé, mais je sens en moi tressaillir le
printemps prochain. Mon oncle Lazare le disait: nous ne mourons
jamais. J'ai eu les quatre saisons, et voilà que je reviens au
printemps, voilà que ma chère Marie recommence les éternelles joies et
les éternelles douleurs.



FIN.







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